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Daniel Fargeot

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Maire d'Andilly

Président de l'Union des maires du Val-d'oise

Vice-président de la CAPV

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Discours des voeux 2019

 

Andilly&Vous : Monsieur le Maire, la cérémonie des vœux est un temps important de la vie de notre village, vous y semblez attaché.

 

Daniel Fargeot : Formuler des vœux est une tradition, tradition à laquelle je me conforme bien volontiers en tant qu'homme et ce soir tout particulièrement en tant que maire. Au-delà des souhaits de santé, de sérénité, de joie, de bonheur et de prospérité que j'adresse à chacun d'entre vous, cette coutume doit nous permettre de faire le point sur l'année écoulée et de présenter les projets à venir.

 

A&V : Il y a un an, à même époque, vous nous parliez de la nouvelle gouvernance de la France. Quel regard portez-vous aujourd'hui ?

 

DF : L'an dernier, j'évoquais le nouveau visage politique français. Douze mois sont passés et nous sommes au regret de constater que le soufflé est retombé et ce, malgré la belle victoire de l'équipe de France lors de la dernière coupe du monde de football !

 

En effet, l'actualité récente prouve que la politique dite du nouveau monde, n'est pas celle attendue par le peuple.

 

A&V : Quel est le sentiment de l'élu de terrain que vous êtes ?

 

DF : Être élu, est une noble fonction au service de nos institutions. Pour autant, nombre d'entre nous font face à des désillusions du fait des difficultés rencontrées. Le malaise est réel, le désarroi est perceptible, la tâche d'élu s'en trouve dévalorisée. Certes, qu'il soit complexe de concilier un mandat de maire avec une vie professionnelle et/ou personnelle, n'étonnera personne. Mais plus d'un maire sur deux, ne souhaite pas se représenter en 2020, année d'élections municipales. Les raisons sont multiples, je viens de vous en citer quelques-unes. Quelle est la cause profonde de cette décision ? Pourquoi l'un des piliers de la démocratie française est-il à ce point fragilisé ? Chaque maire a reçu du président de la République une lettre, de quatre pages, datée du 16 novembre dernier, reçue le 22 novembre en mairie donc postérieurement au Congrès des maires de France auquel Emmanuel Macron ne s'est pas rendu. Ce courrier faisait référence aux promesses et aux engagements pris devant nous en 2017 tels que celui de préserver nos moyens financiers.

 

A&V : Il semblerait que ce ne soit pas le cas…

 

DF : Je crois rêver … !

Notre dotation globale de fonctionnement, autrement dit notre recette de l'Etat, a de nouveau baissé et, à l'inverse, nous devons effectuer un effort financier supplémentaire, dit de solidarité, dans le cadre du fond de péréquation à reverser aux communes, considérées comme pauvres… ! La bonne gestion des uns fait le bonheur des autres… !

 

Quant à la suppression de la taxe d'habitation, qu'en dire ou comment le dire… ?

L'Etat ne doit pas perdre de vue la nécessaire maîtrise de la dépense publique, ce qui signifie que la compensation promise à l'euro l'euro, reversée aux communes, est reprise notamment sur la part de taxe foncière perçue par les départements… On habille les villes en déshabillant les départements. De fait, le budget de l'Etat quant à lui n'est en aucun cas impacté par ses décisions arbitraires. S'agissant de l'exonération de la taxe d'habitation et selon le président que je cite : “Cette réforme est une mesure de justice” ! Comment ne pas s'opposer en tant que maire à ce diktat ?

En effet, solliciter les administrés financièrement pour participer à la gestion de la commune me paraît bien naturel. Que cela concerne la voirie, l'éclairage, les écoles, la sécurité ou encore l'urbanisme, le service public n'est pas gratuit et les infrastructures municipales se doivent d'être financées par chacun de nous. Ce simple devoir ouvre des droits au bien vivre ensemble au sein de la Cité, avec un grand “C”. Vous l'aurez compris, la césure entre l'exécutif de l'Etat et les citoyens est consommée depuis les dernières présidentielles.

 

A&V : Ce serait, selon vous, la cause des troubles que nous connaissons depuis quelques semaines ?

 

DF : Les récentes manifestations des “gilets jaunes” ne sont pas dues au hasard. Cette mobilisation est le reflet de la société en manque de dialogue et d'écoute avec le sommet de l'Etat. Ces manifestations témoignent des difficultés d'ordre financier supportées par une grande majorité de Françaises et de Français. Cette rébellion fiscale, est un véritable appel au secours. L'ancien monde fait de la résistance. Cette France qui ressurgit de l'oubli, bien loin de la diversité et des quartiers que la compassion médiatique encense depuis des années, cette France a le sentiment que tout reste possible.

Espérons que la souffrance et le désarroi des «vrais» gilets jaunes, ces hommes et ces femmes qui participent, souvent dans l'ombre, à la richesse de notre pays et qui expriment leurs difficultés à vivre de leur travail, de leur retraite, ne soient pas les premiers soubresauts d'un séisme républicain. La rue aspire simplement à ce que les promesses de la démocratie soient tenues. Evitons la dérive programmée d'un système sociétal qui n'est pourtant pas en déliquescence.

 

A&V : Vous parlez de richesse…

 

DF : Rappelons que plus d'un tiers de la richesse produite chaque année est reversé sous forme de prestations de toutes sortes. Et pourtant… ! Serait-elle mal attribuée ou redistribuée ? Je vous laisse y réfléchir. Juste pour votre information, à propos d'économies budgétaires à réaliser,

 

la fraude fiscale à la Sécurité sociale coûterait 14 milliards d'euros par an et toucherait près de 2 millions de numéros de Sécurité sociale obtenus avec de faux documents !

 

Cette vaste arnaque est dénoncée par Charles Prat, ex-magistrat de la délégation nationale à la lutte contre la fraude, toujours magistrat du siège, et par la sénatrice Nathalie Goulet. Cette même sénatrice, qui avait interrogé le gouvernement Hollande à l'époque, est de nouveau montée au créneau début décembre et a fait adopter par le Sénat un amendement prévoyant que le gouvernement remette au Parlement un rapport d'information sur l'étendue de cette fraude. L'Assemblée nationale quant à elle, l'aurait passé, purement et simplement, à la trappe. Est-ce bien normal ? Qu'attend le gouvernement pour contre carrer cette insupportable dérive ?

 

A&V : Selon vous, la réponse de l'Exécutif est-elle à la hauteur de l'enjeu ?

 

DF : L'annonce du président pour tenter de ramener le calme en sortant son chéquier ou plutôt… le nôtre, n'y suffira pas. Que ce soit la hausse du Smic déguisée en prime d'activité, que ce soit la prime exceptionnelle de 1000 €, dite Macron, payée par les entreprises sur leur budget ou la soi-disant disparition de la hausse de 25% de CSG pour les retraités, ces décisions apparaissent comme des mesures inégalitaires puisque chaque bénéficiaire potentiel n'est pas logé à la même enseigne que ce soit en matière sociale ou salariale. Ce nouveau monde auquel fait référence le président ne peut aboutir si l'on ne mesure pas l'ampleur de la contestation et de la révolte qui gronde ! La paupérisation c'est ce que dénoncent ces français !

Les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Les riches sont de plus en plus riches et de moins en moins nombreux ! Rappelons-nous cette phrase du président : “Vous me jugerez dans 18 mois”. Monsieur le Président, ne nous méprisez pas, écouter est une chose, entendre en est une autre ! La situation à laquelle nous assistons n'est pas digne de notre pays. Les Champs-Elysées n'avaient certainement jamais connu un tel chaos.

Au début de ce mouvement, les personnes qui défilaient l'ont fait avec une admirable dignité, dans un souci du bien commun qui force le respect.

Mais notre président a joué à l'apprenti sorcier… !

En tant qu'élus de la nation, notre devoir est de combattre toute forme d'insécurité et de veiller à ce que l'ordre républicain soit respecté.

L'autorité de la loi doit faire foi. Au fil des semaines, les extrémistes, les casseurs entraînent avec eux des gilets jaunes et déstabilisent le mouvement initialement mis en place et ce, par leurs violences et autres destructions gratuites mais coûteuses pour le contribuable et dramatiques pour la République. J'en profite pour adresser mon soutien aux forces de l'ordre, aux pompiers comme aux services d'urgence qui chaque week-end sont mobilisés pour assurer notre protection et qui sont la cible d'agressions inacceptables. Ce soir, je formule le souhait d'une réconciliation nationale autour de notre culture, de notre histoire, celle d'un peuple éclairé capable d'assumer son futur.


A&V : Une note d'optimisme…

 

DF : Mais qu'elle est la volonté de l'Etat ? Elle serait de nous permettre d'anticiper les transitions énergétiques, sociales et écologiques. Certes, c'est un beau et nécessaire challenge que le président nous demande de relever et d'ailleurs Emmanuel Macron fait appel aux élus et se rappelle soudain que : “La France ne serait pas la même sans ses maires…”.

 

Qu'il soit mis en garde de ne pas perdre les derniers piliers de notre République. En effet, nous avons la sensation que l'Exécutif est déconnecté des territoires et la vague de démissions des maires le prouve. Car l'état d'esprit qui règne au sein de nos collectivités est celui d'un “ras l'écharpe”, tant il devient difficile de panser les plaies et de proposer des solutions qui permettront de rebondir. Le président de la République invite toutes les forces vives de notre pays à un grand débat national dont l'organisation paraît être bien complexe... en espérant que nous n'assisterons pas à un grand déballage national.

D'un autre côté, à quoi servent les élections si l'on s'en remet à un débat avec des thématiques connues à l'avance, qui ne feront

qu'enfoncer des portes ouvertes. Nous le savons, l'Etat a une impérieuse exigence de résultats. Pour cela, il doit entendre et faire enfin confiance aux collectivités !

Avec mes collègues maires et parlementaires nous travaillons en ce sens, au sein de l'association de l'Union des maires du Val-d'Oise, pour construire et réformer sur de nouvelles bases nos institutions en se dotant d'un service public efficient, essentiel à la cohésion de notre société et trop longtemps délaissé. L'union fait la force, c'est bien connu !

 

A&V : Diriez-vous qu'à Andilly, 2018 a été l'année des projets concrétisés ?

 

DF : Un élu se doit d'orienter, d'impulser et cela commence à l'échelon local, communal. Vous savez, la petite République dans la grande…

Pour exemple, les engagements pris devant vous sont respectés. A Andilly, les projets sont étudiés, conduits et réalisés ! J'ai plaisir chaque année à relater les grandes actions menées dans l'intérêt de notre cher village. Je ferai référence aux travaux importants entrepris sur la commune. A nouveau, je renouvelle mes remerciements à chacun de vous pour sa patience et son indulgence quant à la gêne occasionnée durant cette période. Le planning fixé a été respecté et aujourd'hui nous profitons des nouveaux aménagements.

 

L'engagement fort de cette mandature était de redonner du dynamisme et de rendre notre cœur de village attractif, tout en fluidifiant les accès et en sécurisant les circulations ! L'objectif est atteint.

 

Valoriser et maîtriser les actions en faveur de notre patrimoine, quelle plus belle démarche pour un maire !

Sachez que c'est un long travail de préparation de vos élus avec les services, en lien avec nos partenaires et nos financeurs que sont la Région Ile-de-France et le Conseil départemental. Il aura fallu près de quatre ans pour penser et finaliser ces aménagements. Sous l'impulsion de l'architecte, le maître d'œuvre M. Yuli Atanassov que je salue, l'entreprise Fayolle attributaire du lot principal a largement contribué au bon déroulement du chantier par son écoute, facilitant les accès, les déplacements sur l'espace dédié au chantier et ce, malgré un grand nombre de contraintes. Les différents acteurs que sont les riverains, les commerçants, les équipes enseignantes, les parents d'élèves et les entreprises tous ont joué le jeu et adhéré au projet ambitieux d'aménagement du cœur de ville. J'ai hâte de voir renaître le printemps afin que nous puissions profiter pleinement de ce nouveau cadre de vie. A la Sainte-Catherine, les arbres ont été plantés. Des acers, des savonniers derrière les bancs et un cornouiller en cépée au port élégant, en constituent les principales essences. Nous avons essayé de penser aux détails qui améliorent le quotidien. Je fais référence notamment aux rampes d'accès, au stationnement, à l'éclairage, à la vidéoprotection, au mobilier urbain, au végétal, au minéral mais aussi à l'eau avec le bassin miroir à débordement. Les enfants n'ont pas été oubliés, une aire de jeux pour les tout petits et des balançoires pour les plus grands sont installées dans le parc de la mairie à proximité de l'école. Un potager communal est en cours de réalisation derrière l'église. Des semences anciennes donneront naissance à des variétés de légumes oubliés et chacun pourra les récolter. Vous avez pu également remarquer que l'emplacement du sapin de Noël comme son éclairage ont eux aussi été réfléchis, au centre de la place. Le nouveau parking derrière l'église permet d'accéder aisément au parc et à la place afin que chacun puisse s'approprier ce nouvel espace de vie. Nous pouvons constater chaque jour, et ceci est un réel plaisir pour les élus que nous sommes, que tous partagent ces lieux publics. Profitant des travaux d'aménagements paysagers du centre-bourg, la commune s'est dotée d'une double borne de recharge pour véhicules électriques et hybrides. Ce dispositif contribue au développement d'un mode de déplacement plus respectueux de l'environnement pour une meilleure qualité de vie. A ce propos, peut-être que l'exemple d'Andilly donnera l'idée à notre communauté d'agglomération de prendre en charge, sans jeu de mots, l'installation de ces bornes ?

A la belle saison, l'occasion nous sera donnée d'inaugurer officiellement ces aménagements et je compte sur votre présence nombreuse.

 

A&V : Il semblerait que l'accueil de loisirs ait déménagé ?

 

DF : Nous donnons également du sens aux activités scolaires et périscolaires.

Cela se concrétise par la construction d'un nouveau lieu d'accueil adapté, accessible, fonctionnel qui permet d'offrir un nombre de places en lien avec l'essor démographique de la commune. Cet accueil de loisirs qui offre 40% de places supplémentaires peut recevoir 70 enfants de 3 à 10 ans et se situe dans l'enceinte de l'école Charles Perrault. Son ouverture est toute récente puisqu'elle remonte aux vacances de Noël. J'adresse un grand merci à notre équipe d'animation périscolaire qui encadre les jeunes Andillois et leur propose des activités étonnantes, débordantes d'imagination et de créativité. A été mise en place cette année, et ce pour chaque classe au sein des écoles maternelle et élémentaire, une méthode inédite d'apprentissage de l'anglais. La démarche simple et intuitive de “Kokoro lingua”, basée sur la réalisation de vidéos hebdomadaires réalisées par des enfants, pour des enfants, dès l'âge de 3 ans, rencontre un immense succès ! Mes chers collègues, je vous encourage vivement à découvrir Kokoro ! Ce qui signifie cœur en japonais.

 

A&V : Côté travaux d'entretien ?

 

DF : Les voiries départementales ont fait l'objet de travaux visant à améliorer notre cadre de vie, que ce soient la seconde phase de requalification de la rue Aristide Briand ou la refonte du tapis en enrobé de la route de la Berchère et de la rue Ernest Taiclet. Il est également à noter l'extension du réseau d'assainissement des habitations situées avenue de Domont via notre agglomération. Je n'oublie pas pour autant les travaux communaux. L'entretien dans les écoles dont notamment la réfection en enrobé de la cour du bas de Sylvain Lévi ou l'aménagement de bacs à oranger rue Gaëtan Pirou.

 

 

A&V : Nous connaissons votre engagement en faveur des entreprises…

 

DF : Comment ne pas évoquer le développement économique, compétence que j'anime au sein de la communauté d'agglomération qui propose et réalise des avancées significatives en termes de solutions aux entreprises. A Groslay, sur les monts du Val-d'Oise, la création d'un nouveau parc d'activités de production et de services, a démarré. Ce sont environ 85 000 m² de plancher sur 17 hectares attendus, pour un objectif de 1 100 emplois.

L'économie c'est la confiance. La confiance en économie c'est la stabilité fiscale. Ce message est destiné très humblement à nos ministres du Budget et de l'Economie en cette période troublée. Au niveau du territoire, les entreprises du parc d'activités des Cures à Andilly sont issues de secteurs d'activité diversifiés et qualifiants

s'agissant de mécanique, aéronautique, BTP, menuiserie, plasturgie, cosmétique, injection plastique, sans oublier le chocolat … Je tiens à souligner le dynamisme et les performances de ces entreprises qui sont fédérées en une association d'industriels des plus sympathiques et dont je salue les membres présents ce soir.

 

A&V : Comment la démocratie locale s'exerce-t-elle dans notre commune ?

 

DF : Vous le savez, à Andilly chacun a le droit et le devoir de s'exprimer. La démocratie locale, puisque c'est bien de cela dont il s'agit, est une de nos priorités et il est important de donner la parole aux plus jeunes. Être citoyen ne signifie pas atteindre la majorité, mais être responsable. Le conseil municipal des enfants est l'opportunité pour nos Andilloises et nos Andillois dès le CM1 de participer à la vie citoyenne. Deux de ses membres, Clément Mercantini et Sacha Yerolimos vont nous présenter leurs réalisations et sans plus attendre je le leur cède la parole (…)

 

A&V : Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

 

DF : Après avoir retracé rapidement l'année 2018 en matière de réalisations, je souhaiterais évoquer les programmations de 2019. Andilly bouge, avance, innove, aménage. Notre centre Rostand fera l'objet d'une rénovation au niveau des huisseries et du ravalement. Nous prévoyons également la restauration et la mise en valeur de la chapelle Saint-Charles.

 

A&V : L'environnement et sa préservation ont toujours retenu votre attention. Vous œuvrez en ce sens…

 

DF : S'agissant d'environnement nous travaillons, en étroite collaboration avec Madame la Présidente de l'Agence des espaces verts et ses services, à la mise en œuvre d'un schéma directeur sur une centaine d'hectares du plateau en lisière de la forêt domaniale de Montmorency aux fins de les protéger et surtout de les valoriser. Cet espace naturel a vocation à être intercommunal aussi me paraît-il essentiel d'avoir une réflexion environnementale à l'échelle du territoire de l'agglomération. Au niveau du fleurissement, nous anticipons le concours des villes et villages fleuris en vue de l'attribution d'une 3ème fleur. Cette année sera l'occasion pour notre service des espaces verts de préparer et d'embellir les nouveaux espaces dédiés en vue d'obtenir ce sésame en 2020. Toujours en matière d'environnement, je profite de l'instant pour émettre une suggestion en direction de mes collègues de la communauté d'agglomération quant au fléau auquel nous nous trouvons tous confrontés, celui d'espèces invasives telles que les frelons asiatiques qui prolifèrent, détruisent les ruches et qu'il nous faut tenter d'éradiquer. En cette période de vœux,  ne pourrions-nous pas émettre l'idée d'une participation financière de Plaine Vallée, associée aux communes, pour détruire ces nids dont le coût est assumé par les habitants ? Il en va de la protection de la nature et de notre environnement. C'est aussi cela la mutualisation.

 

A&V : Abordons le volet logement, où en sommes-nous ?

 

DF : En matière de logement, je rappellerai que nous sommes contraints de répondre aux exigences de la loi SRU qui nous impose de posséder 25% de logements locatifs sociaux à l'horizon 2025. Pour ce qui est du programme prévu à l'angle des rues Charles de Gaulle et des Commailles, les recours sont purgés et la construction devrait démarrer au second semestre. Comme il est inscrit dans notre contrat d'aménagement régional, nous réaliserons une coulée verte au sein de la future résidence.

 

A&V : Vous semblez inquiet quant à la situation dans nos écoles communales.

 

DF : Ma responsabilité est de vous informer d'une situation très préoccupante qui requiert à mon sens notre plus grande attention. Un établissement hôtelier, situé dans la zone d'activités de la Berchère à deux pas de la ville de Montmorency, loue actuellement environ 80 appartements au Samu social parisien pour des hébergements d'urgence et ce chiffre ne cesse d'évoluer. Les familles ainsi logées sont pour la plupart allophones et composées de plusieurs enfants que nous sommes censés accueillir dans nos écoles.

 

La commune d'Andilly n'est pas à même de recevoir les demandeurs d'asile et autres migrants envoyés par des associations bien-pensantes mandatées notamment par la mairie de Paris.

 

Outre les problématiques liées à la saturation de nos structures municipales, les écoles et les restaurants scolaires, l'équilibre de notre village est fragilisé. Les chiffres sont alarmants ; nous comptabilisons plus de 60 enfants fréquentant nos établissements soit l'équivalent de deux classes sur un total de onze. La maternelle est la plus affectée et ce, dès la petite section. La priorité au sein de nos établissements scolaires sera donnée aux Andillois, acteurs de la collectivité, m'empêchant, de fait, d'honorer toutes les demandes en provenance du Résid'hôtel pour ne pas le nommer. Par ailleurs, la situation géographique de cet équipement hôtelier, totalement excentrée des écoles et du cœur de ville, ne permet pas aux familles qui y résident de s'organiser décemment.

Mon inquiétude est croissante et le refus de dénombrer ces hébergements dans notre quota de logements locatifs sociaux accentue l'incompréhension que j'ai de cette situation. Je n'évoquerai même pas le coût financier qui s'élève à plus de 40 000 euros pour la prise en charge des frais de scolarité à la charge des administrés d'Andilly. Je dénonce haut et fort la pratique de ces officines parisiennes, la complicité des propriétaires de cette résidence hôtelière comme celle de la société de gestion locative. J'ai donc saisi les autorités préfectorales, celles de l'Education nationale et le Samu social parisien qui fait bien sûr, la sourde oreille. J'en appelle à la responsabilité de Monsieur le Préfet, en sa qualité de représentant de l'Etat, pour trouver à nos côtés une solution rapide et adaptée. Il est hors de question de créer de nouvelles classes pour répondre à cet envahissement résultant de décisions unilatérales imposées par l'élue de Paris et certaines associations financées par nos impôts qui n'ont que faire de l'existence des infrastructures communales !

Être solidaire chez les autres n'est pas ma conception de la solidarité.

 

 

A&V : Malgré toutes les difficultés que rencontrent les maires, vous allez de l'avant en conservant votre enthousiasme.

 

DF : Heureusement, dans les missions qui sont les miennes, certaines m'apportent sérénité et plaisir. Le mouvement associatif local, la Caisse des écoles, les équipes enseignantes, les représentants de parents d'élèves, les entreprises, les commerçants, les jeunes et les moins jeunes, les bénévoles, les agents de la collectivité, tous participent activement à la vie andilloise et particulièrement lors des nombreuses animations proposées qu'elles soient festives, scolaires, périscolaires, culturelles, sportives, caritatives ou environnementales. Faire corps, ensemble, est notre plus belle récompense et au nom du conseil municipal, je vous en remercie très sincèrement.

 

A&V : Pour ce qui est de la fiscalité locale, vos projets pour Andilly ont-ils impliqué une hausse des impôts ?

 

DF : Pour faire court, nos investissements ont été cofinancés grâce à nos partenaires que je souhaite à nouveau citer et mettre à l'honneur : la Région Ile-de-France et le Conseil départemental qui nous ont octroyé près de 1 500 000 € dans le cadre du contrat d'aménagement régional. Des subventions importantes certes, mais ô combien nécessaires pour une commune de 2 600 habitants !

Le financement de ces investissements l'a été sans augmentation des taux communaux.

 

A&V : Pourtant les décisions prises par l'Etat ne vous ont pas toujours aidés ?

 

DF : Je le rappelle, si nos taxes d'habitation et foncière augmentent ce n'est pas le conseil municipal qui en est le responsable ! L'Etat revoit les bases d'imposition à la hausse de 1,20 % en moyenne par an. Aux augmentations qui nous sont répercutées, s'ajoute le transfert de nouvelles compétences à la charge de chacun de nous et notamment cette année la taxe GEMAPI, la gestion des milieux aquatiques et de protection contre les inondations, votée par le parlement en 2014 et mise en application en 2018 ! La réalité est bien celle-ci ! Le pouvoir d'achat de chacun ne cesse de baisser au profit du soi-disant désendettement de l'Etat ! Si seulement c'était le cas… !

 

Alors à Andilly, comme les années précédentes nous n'augmenterons pas les taux d'imposition en 2019 !

 

Sur cette bonne nouvelle, les membres du conseil municipal, que je remercie pour leur implication et leur fidélité, et moi-même, vous renouvelons nos vœux les plus chaleureux pour vous et tous ceux que vous aimez !