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Daniel Fargeot

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Maire d'Andilly

Vice-président de la CAPV

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Discours des voeux 2018

 

Andilly&Vous : Monsieur le Maire, que pensez-vous de la nouvelle gouvernance de la France ?


Daniel Fargeot : Contre toute attente, un homme a révolutionné la classe politique et ce, en donnant un grand coup de pied aux vieux partis.

 

M. Emmanuel Macron a été élu président de la République française.

 

Cette élection, est-elle la traduction de la part des électeurs de vouloir penser différemment ou est-ce un effet d'aubaine ?

 

Un condensé des deux très certainement et je souhaite que notre nouveau président permette à notre pays, la France, de se relever et de retrouver la croissance pour affronter les défis de demain.

 

Je reste convaincu qu'il est temps de raisonner, autrement, tout en conservant nos fondamentaux, nos valeurs républicaines.


Je ne crois pas en un pouvoir sans parti d'opposition.

 

Aucun rassemblement ne se fera sans une nouvelle configuration politique.

 

Modestement, je n'évoquerai que la droite qui n'a pas été seulement défaite, mais qui a été brisée !

 

Brisée politiquement, humainement et idéologiquement.

 

A ce jour, nous sommes divisés et non alignés, alors faisons en sorte de mettre à profit les échecs passés afin de récupérer une unité.

 

En tant que chargé de mission des Républicains sur le Val-d'Oise, j'ai confiance en l'avenir.

 

Les jeunes Républicains sont investis, impliqués et bien décidés à être force de proposition pour refonder une famille politique digne de ce nom.

 

Je, et nous serons, à leurs côtés.

 

Je formule le vœu que nous puissions rassembler nos forces et nos énergies afin que l'expression du mécontentement permette de faire évoluer les mentalités.

 

A&V : L'économie est un domaine que vous affectionnez tout particulièrement. Pouvez-vous éclairer nos lecteurs quant à votre position en la matière ?


DF : L'économie a besoin de plus de liberté et de moins de dépenses publiques.

 

Nous sommes entrés dans l'ère d'une démocratie de compétition.

 

J'évoquerai les fameux “GAFAs” (Google, Apple, Facebook et Amazon), qui se mènent une lutte d'influence, une guerre sans merci.

 

Cet écosystème technologique est aussi et surtout un enjeu politique économique mondial. Nos institutions et nos dispositifs de traitement de l'information, co-évoluent. Face à ce constat, sommes-nous prêts en France pour peser économiquement ?

 

Notre matière grise, nos chercheurs, sont en capacité d'innover et de développer l'intelligence artificielle.

 

Nous possédons des atouts.


A nous, acteurs locaux, d'être le relais de l'économie sur nos territoires !


Avec mes collègues du développement économique et de l'emploi, Michèle Berthy, Véronique Ribout et Claude Robert, l'équipe à nos côtés managée par notre directeur Philippe Rémi et notre partenaire Dynactive, le club d'entrepreneurs, nous mettons en œuvre la politique économique de nos territoires.

 

Le made in France, sans faire de publicité à M. Montebourg, est l'exemple parfait d'un vrai et long savoir-faire dont nous devons être fiers et qu'il nous faut valoriser.

 

Fin janvier, nous rencontrons la nouvelle vice-présidente en charge du Développement économique de la Région Ile-de-France, Mme Alexandra Dublanche.

 

Nous lui soumettrons des propositions de partenariat sur les projets et les objectifs régionaux afin de coordonner nos moyens dans une logique d'efficience, de bonne gestion de l'argent public et de valorisation de nos entreprises.

 

Notre communauté d'agglomération, accueille des entreprises à la pointe de la technologie, dans le numérique, pour les applications Smartphone, les éditeurs de solutions Big Data ou le développement d'algorithmes, que ce soit sur la pépinière d'entreprises de Montmagny ou dans le NuméricLab d'Enghien.

 

Au sein du parc d'activités d'Andilly, l'industrie, à savoir l'aéronautique, est très largement représentée tout comme le BTP avec une ETI, une entreprise de taille intermédiaire, leader dans son domaine d'activité.

 

A&V : Qu'en est-il du volet fiscal et social ?


 DF : Le gouvernement a mis en place des indicateurs tels que la réforme du code du travail, la suppression de l'ISF remplacé par l'IFI et la baisse des prélèvements sociaux qui devraient contribuer à redonner l'espoir malgré les hausses de la CSG, du prix des carburants et des fluides mais pour autant rien, ou presque rien, n'est envisagé concernant la dette publique abyssale.

 

Nous avons entendu la promesse de réduire de 120 000, le nombre de fonctionnaires. Or, nous assisterons cette année à une hausse annoncée de près de 14 000 fonctionnaires d'État !

 

Le budget prévu en baisse de 20 milliards de dépenses pour 2018 ne le sera au final que de 7 milliards, suite aux rallonges accordées à chaque ministère.

 

Seules les collectivités vont faire l'objet, une fois de plus, de réductions de dotations.


Je suis inquiet, suite à la promesse électorale d'Emmanuel Macron de supprimer la taxe d'habitation.


Bien évidemment, même si l'assurance nous a été donnée que sa perte serait compensée, tout au moins la première année, le produit lié à l'évolution du taux, ne sera jamais quant à lui reversé aux collectivités. 

 

 A&V : Selon vous, quelle en sera la conséquence ? 


 DF : Au terme de ce projet, seuls les propriétaires fonciers seront impactés des hausses des taux communaux à venir.

 

La taxe d'habitation représente environ 18 milliards d'€.

 

En voulant la supprimer, Emmanuel Macron respecte son engagement de campagne, mais il met en péril l'autonomie financière des collectivités. 

 

Quid de la libre administration des collectivités ?

 

Comme nombre de mes collègues, je suis en total désaccord sur cette  suppression de la taxe d'habitation.

 

Chacun doit s'acquitter de l'impôt et ainsi participer à la vie de la Cité avec un grand “C” afin d'être plus respectueux de l'espace public et de ses services. La gratuité n'est pas la solution en soi.


Bercy, de fait, pense d'ores et déjà à mettre en œuvre une nouvelle taxe pour compenser la perte de la taxe d'habitation.

 

Au final, cette politique met en lumière des mesures qui ne sont que de simples transferts entre catégories socio-professionnelles et participe au millefeuille fiscal.

 

Il est clair que les classes moyennes sont toujours plus sollicitées au sein d'un système inégalitaire bien loin de s'inscrire dans une soi-disant cohésion sociale.

 

Ne soyons pas naïfs, ce sont toujours les Français, tout au moins certains d'entre eux, qui paieront l'addition et qui subiront le grand bazar fiscal !


Les municipalités doivent assurer des missions de service public, telle est la première de leurs compétences !

 

Il faut bien être conscients que les réductions drastiques des dotations de l'État mettent en péril les services à la population.


Vous savez, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !

 

A&V : Monsieur le Maire, que pensez-vous de la politique familiale du gouvernement ? 


 DF : Savez-vous que la France est la championne du monde des allocations en tout genre ? Certains bénéficiaires en font même leur profession.

 

Certes vous pourrez me rétorquer : “Critiquer est une chose Monsieur le Maire, proposer en est une autre” !

 

Et bien j'aimerais le faire ce soir sur un sujet qui me tient à cœur depuis fort longtemps : l'universalité des prestations sociales, un vaste chantier qui doit être revisité.


Favoriser la famille, j'y suis attaché, mais pas à n'importe quel prix.


Je proposerais que cette allocation soit versée dès le premier enfant et non pas à partir du second et ce, afin d'aider les jeunes couples à financer la charge du premier enfant.

 

Je déplafonnerais le montant des revenus liés à l'attribution des allocations familiales.  Elles sont plafonnées depuis la réforme de 2015 et impactent plus

de 500 000 familles !

 

Le droit à la famille doit bénéficier aussi à celles et à ceux qui ne sont pas de condition très modeste ou sans condition… A contrario, je supprimerais le versement de toute allocation au-delà du troisième enfant.

 

N'est-ce pas un choix de vie et non un choix de société, que de décider de donner naissance à un enfant ?


Vouloir élever quatre, cinq enfants, voire plus, nécessite de dégager un revenu en conséquence.

 

De fait, je suis favorable à la majoration du quotient familial qui bénéficierait à ceux qui acquittent l'impôt sur le revenu afin de le réduire de façon significative.

 

L'appel d'air vers la France, de nombre de populations souhaitant s'installer sur notre territoire et surtout profiter du système social français, serait ainsi maîtrisé.

 

A&V : Cela nous amène tout naturellement à la santé 

 

 DF : En effet !

 

C'est un droit pour tous et encore plus pour celles et ceux qui la financent.

 

La France possédait le meilleur système de santé. La mauvaise gestion de l'Assurance maladie et la désertification des professionnels de santé dans les communes s'accentue.

 

Nous le constatons aussi sur Andilly.

 

La médecine de demain s'oriente vers la médecine préventive par l'éducation et l'accompagnement thérapeutique.


Pour ce faire, nous avons le privilège de compter sur des professionnels de la santé impliqués et investis.

 

Le célèbre cardiologue, docteur Roger Haziza, est par exemple à l'initiative du projet de la création d'un pôle pluridisciplinaire au sein d'une structure où prévention, sport, santé et bien-être pourront cohabiter.

 

Il s'agit en d'autres termes de restructurer les offres de soins dans l'ensemble d'un bassin de vie afin que les professionnels de santé exercent en commun et non de façon indépendante, sur un même site.

 

Répondre à la dimension sociale de ce projet par l'implication des services administratifs des communes et de leurs services sociaux sera de notre responsabilité.


Humblement, je suis heureux de participer à cette réflexion aux côtés d'élus responsables, conscients de cet enjeu qu'il nous faut anticiper afin de résoudre les maux actuels de la médecine.

 

A&V : En parlant de maux, évoquons ceux de l'Education nationale... 

 

 DF : Je me réjouis du bon sens retrouvé quant aux objectifs fixés par le nouveau ministre de l'Education nationale, à savoir lire, écrire, compter et respecter !

 

Reste la réforme du primaire et du secondaire qui serait de bon aloi ?

 

Je la souhaite sincèrement tant elle est nécessaire et ce, sans tabou ni idéologie politicienne.

 

Elle doit dépasser les clivages y compris au sein de cette vénérable institution qu'est l'Éducation nationale.

 

Nous rencontrons dans nos établissements bon nombre de problématiques liées aux absences du personnel enseignant et aux difficultés à le remplacer et ce, depuis près de trois ans.

 

Cette situation les élèves la subissent. La municipalité se mobilise aux côtés des parents afin de saisir le directeur académique de l'Education nationale dans le but de résoudre ce dysfonctionnement récurrent.

 

A&V : Quelques mots sur la vie scolaire et périscolaire à Andilly ?


DF : Elle y est particulièrement dynamique !

 

Que ce soit au niveau des équipes enseignantes ou de l'accueil de loisirs, les élèves bénéficient d'un encadrement de tout premier ordre.

 

L'ouverture d'une septième classe à Sylvain Lévi et le retour à la semaine de 4 jours sont les faits marquants de la rentrée de septembre dernier.

 

Les nombreuses festivités de cet été, la kermesse des écoles, le magnifique spectacle des enfants et le départ de Colette vers une retraite bien méritée ont rythmé l'année scolaire.

 

Le Noël des enfants a été mené de main de maître dans un fort où les boyards en chocolat ont été distribués aux nombreux participants qui ont défié les maîtres du temps.

 

Cette année sera marquée par la construction d'un nouvel accueil de loisirs qui sera situé dans l'enceinte de l'école Charles Perrault.

 

Le but étant d'accueillir un plus grand nombre d'enfants, afin de répondre à la demande croissante d'inscriptions.

 

En effet, la commune sera alors habilitée à recevoir 70 enfants soit 40% de plus que précédemment, dans un équipement fonctionnel et adapté. 

 

L'école Sylvain Lévi sera pourvue de nouveaux aménagements.

 

Les travaux débuteraient au mois de juin pour s'achever en octobre.

 

L'élection d'un nouveau CME en novembre pour un mandat de deux ans prouve, si besoin était, que l'engagement de nos jeunes à vouloir s'impliquer dans la vie municipale est toujours aussi actif.

 

Ont été élus : Nina Alexandre, David Lafrance, Clément Mercantini, Théo

Poiré, Clément Poncet, Raphaël Reynes, Sacha Yérolymos, Yanis Hamdaoua et Aaron Rosalie.

 

Seront mises en place au cours de ce mandat trois nouvelles commissions pour lesquelles un adjoint référent accompagnera nos jeunes conseillers.


La commission Environnement et Cadre de vie avec Mme Marie-Elisabeth Carminati La commission Solidarité avec M. Serge Biguenet

La commission Vie des jeunes avec Mme Valérie Huche

 

La préparation des commémorations est toujours assurée par Mme Annie Guidez pour le devoir de mémoire.

 

A&V : Et nos seniors ?  

 

DF : Les seniors sont toujours à l'honneur à Andilly ; ils le savent et nous le rendent bien.

 

Du lien intergénérationnel découle l'éducation transmise, une valeur importante à laquelle je suis sensible.

 

A&V : Qu'en est-il de la vie associative ?


DF : Nos associations, nos animations contribuent à la vitalité de notre tissu local. Cette année je formulerai le vœu de réunir autour d'un dîner l'ensemble des acteurs locaux pour partager un moment convivial et privilégié afin de remercier les nombreux bénévoles qui œuvrent sans compter pour la vie municipale.

 

A&V : Abordons, si vous le voulez bien, la partie sécuritaire de votre propos  

 

DF : Comme vous le savez, la France se dit être un pays de liberté, de sécurité.

 

Pour autant, l'autorité n'est plus.


Le port de l'uniforme n'est plus respecté.


Quand l'ordre est bafoué, il n'y a plus d'ordre.


Le devoir d'assurer la protection des Françaises et des Français doit-être total et l'état d'urgence repensé et renforcé.

 

Alors que la menace terroriste reste présente, l'exécutif par son aveuglement, affaiblit dangereusement notre arsenal juridique et nous assistons à une dégradation du dispositif de la protection de nos concitoyens.

 

À mon sens, le développement du multiculturalisme auquel nous sommes confrontés, doit intégrer et respecter à tout prix la laïcité qui est la pierre angulaire de la nation, de la paix sociale comme de la cohésion sociale. 

 

La foi ne doit pas se substituer à la loi… !


Le transfert de compétences voulu par l'État vers nos collectivités est un vrai casse-tête pour les maires. Faute de moyens financiers et humains, il nous est complexe d'assurer cette mission régalienne qu'est la sécurité.

 

A titre d'exemple, nous avons connu cette année deux occupations illégales de gens du voyage sur le parking de l'ancien Dia.

 

L'énergie déployée pour venir à bout de cette appropriation illicite sur un terrain privé est considérable.


Les procédures sont longues et coûteuses.

 

Un grand merci aux forces de l'ordre qui m'ont accompagné dans les négociations afin de libérer cette emprise.

 

Eh oui, cet acte délictueux, là encore, est protégé et les maires sont démunis face à de tels agissements et ces campeurs le savent pertinemment.

 

Afin de sécuriser cette enceinte, il m'a fallu enrocher les issues. Le propriétaire en question, le groupe Carrefour, ne souhaitant pas prendre en charge les frais, c'est donc la collectivité qui a réglé ces dépenses dans le but d'assurer la tranquillité des riverains et la salubrité des lieux.

 

Je rappellerai que les communes de Margency et d'Andilly ont décidé de mutualiser leurs polices afin de couvrir plus largement la présence sur le terrain et d'armer les agents pour assurer leur propre sécurité.

 

Oui, il est important de prendre conscience des risques qu'ils encourent.

 

Ils doivent être dotés des mêmes équipements que ceux des fonctionnaires de la police nationale ou de la gendarmerie face à des délinquants et autres criminels.

 

Nous avons donc décidé, avec mon collègue de Margency, d'armer nos agents et de renforcer la vidéoprotection.


Des tests psychologiques sont menés auprès de l'ensemble des personnels et les formations dispensées pourront donner lieu à validation du port d'arme.

 

A&V : Monsieur le Maire, comment se présente 2018

pour notre commune ?  


DF : Comme une année de transition.

 

L'équipe municipale a défini une vision, celle de penser un véritable projet, de décider de ce que nous voulons pour Andilly.


Je formule le souhait de mener à bien la continuité de nos actions en faveur de la maîtrise de notre patrimoine qui passe, comme vous le savez, par la démarche harmonieuse d'un projet global de rénovation de la place du village et du parc de la mairie.

Valoriser la perspective sur l'église et permettre aux piétons de se réapproprier l'espace en mettant à l'honneur le minéral, l'eau et le végétal, sans oublier la question du stationnement, est un engagement de campagne de la liste 

“Andilly, préservons ses valeurs”.

 

Les travaux d'aménagement de la place du village et du parc de la mairie, en vue d'embellir et d'améliorer toujours plus votre cadre de vie, débuteront le 15 janvier et se dérouleront en quatre phases successives.

 

Neuf mois seront nécessaires pour donner naissance à une nouvelle place qui, je l'espère, sera appréciée de toutes et de tous.

 

Pendant la durée des travaux, la circulation et le stationnement, bien qu'impactés, seront maintenus.

 

La question qui m'est posée de façon récurrente, concerne le futur stationnement.

 

Le nombre actuel de places sera augmenté de 20 %.


Elles seront positionnées en entrée, côté rue Charles de Gaulle, et en sortie, rue de l'Église.

 

Nous communiquerons très régulièrement sur nos différents supports pour répondre de la meilleure des façons qui soit à toutes vos interrogations et vous pourrez suivre l'évolution des travaux grâce à l'installation de panneaux d'information qui seront disposés à différents endroits de la commune.

 

Les commerçants et les professionnels de santé, les riverains ainsi que les représentants de parents d'élèves, ont été reçus, lors de différentes réunions, afin que leur soient exposées les grandes lignes du phasage de ces aménagements.

 

Les entrées et les sorties de l'école Sylvain Lévi feront l'objet d'une vigilance accrue de la part de notre service de police municipale.

 

Par avance je sollicite, patience, indulgence et surtout l'adhésion des Andiloises et des Andillois à ces opérations qui dessinent l'avenir d'Andilly.

 

A&V : Vous le savez, le logement est une question qui préoccupe bon nombre de vos administrés 

 

DF : Pour mémoire, un projet de logements à l'angle des rues Charles de Gaulle et des Commailles a été validé et voté à l'unanimité par le conseil municipal.

 

Il s'agit de réaliser 21 logements dits “locatifs sociaux” pour répondre aux obligations de la commune dans le cadre de la loi SRU.

 

Concernant le choix des futurs résidents, je ferai au mieux de mes possibilités pour favoriser les Andillois, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes.


Dans le même temps, deux petites résidences accueilleront 21 logements en accession à la propriété.

 

Les permis de construire délivrés en juillet font l'objet, à ce jour, de 3 recours déposés par deux riverains et un Margencéen.

 

De fait, le lancement de l'opération et sa commercialisation sont retardés.

 

Le promoteur Nexity et la commune ont assigné les requérants.

 

En effet, Andilly fait l'objet de lourdes majorations et de pénalités financières pour le non-respect de construction dans les délais impartis.

 

Je rappellerai que le Plan local d'urbanisme, le PLU, approuvé en février dernier, a recensé des parcelles dénommées OAP, opérations d'aménagement programmées, en vue de répondre aux obligations fixées par l'État.

 

Le PLU est conforme aux nouvelles règles d'urbanisme édictées par l'État.

 

Pour autant, la municipalité a mis l'accent sur le développement toujours plus harmonieux et raisonné d'Andilly, en favorisant les espaces de respiration comme la création de coulées vertes au sein du tissu urbanisé.

 

Sachez que la commune veille et veillera toujours à conserver son identité et son authenticité.


A&V : Vous semblez très attaché à la préservation du cadre de vie des Andillois. Que pouvez-vous nous en dire ?


DF : Au cœur de notre espace naturel sensible sur le plateau et en lisière de la forêt domaniale de Montmorency, une vingtaine d'hectares va être rendue à dame nature et sera dédiée à la promenade, à la détente et aux randonnées qu'elles soient pédestres ou équestres.

 

C'est une opportunité formidable que d'aménager cet espace et ce, pour toutes celles et tous ceux qui en profiteront, à savoir les Andilloises et les Andillois mais aussi, l'ensemble des habitants de notre agglomération car cet espace naturel a vocation à être intercommunal.


L'inauguration officielle avec l'Agence des espaces verts de l'Ile-de-France est prévue fin du premier semestre.

 

À cette occasion nous avons souhaité avec mon collègue et ami Jean-Pierre Enjalbert, maire de Saint-Prix, mutualiser nos actions en faveur de l'éco- pâturage et par là-même, organiser une transhumance d'un troupeau de 200 brebis solognotes, grâce à notre “berger” et conseiller municipal, Philippe Feugère.

 

Une transhumance partant de Saint-Prix, traversant les communes de Montlignon et de Margency pour atteindre Andilly avec un bivouac dans l'enceinte du parc des Huit Arpents… tout un programme !

 

L'ascension du sommet de la vallée de Montmorency se ferait à l'aube pour rejoindre son point culminant à 200 mètres

 

A&V : Parlons finances locales si vous le voulez bien 

 

DF : Très volontiers !

 

Le budget 2018 se présente comme exigeant avec un haut niveau d'investissement.


Les finances locales bien que saines, sont impactées des différentes mesures prises par les gouvernements successifs qui n'ont de cesse de réduire l'autonomie financière des communes et notamment la réduction des dotations de l'État.

 

Pour autant, nous n'avons pas augmenté les impôts. La bonne gestion des deniers permet à la commune de financer ses investissements, grâce à l'autofinancement dégagé, mais aussi grâce à nos partenaires, à nos financeurs que sont la Région Ile-de-France et le Département.


La Région et le Département soutiennent les acteurs locaux et il est bon de le souligner et de le rappeler !


L'épargne ainsi constituée depuis des années permettra de financer les opérations en cours, tout comme le font les subventions qui nous sont accordées.

 

Pour ce faire, il nous a fallu plus de deux ans pour instruire ces dossiers.

 

À titre d'information, notre contrat d'aménagement sera financé à hauteur de 1.040.250 € par la Région et de 412 200 € par le Département.

 

Un grand merci aux élus présents ce soir qui ont contribué à porter notre dossier.

 

Nous ferons appel à l'emprunt pour solder le plan de financement à hauteur

de 600 000 € négocié au taux de 1,12% sur 15 ans.

 

Le montant de l'investissement lié aux opérations inscrites au contrat d'aménagement régional est de 3 037 000 € TTC.

 

D'autres projets sont en cours et notamment des travaux que nous engagerons au centre Rostand pour le remplacement des ouvrants et pour le ravalement de l'édifice.

 

Je tiens à remercier tout particulièrement, Monsieur le Sous-préfet, de nous avoir accordé 70 000 € au titre de ces travaux.

 

Bien évidemment en ce début d'année une question m'est posée régulièrement :  “Les impôts vont-ils augmenter” ?

 

Eh bien, certainement pas la taxe d'habitation puisqu'elle va être supprimée progressivement.

 

En cette période de vœux, je suis heureux d'annoncer aux Andilloises et aux Andillois que les taux d'imposition ne seront pas augmentés en 2018 !