.


.

Lettre ouverte


Andilly, le 9 mai 2019


Chères Andilloises, Chers Andillois,

 

Lors de la cérémonie des vœux du conseil municipal en janvier dernier, je vous faisais part de mon inquiétude quant à l'accueil de personnes hébergées “d'urgence” au sein de la résidence hôtelière de la Berchère.

 

Inquiétude légitime s'il en était, puisque les services de l'Etat, le Samusocial de Paris qui gère le 115 de Paris, de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis ainsi que l'association Espace Social Pour l'Education la Réinsertion Et la Réflexion “ESPERER 95” (le 115 du Val-d'Oise) ont tout simplement omis d'informer votre maire et la municipalité, nous mettant ainsi devant le fait accompli, de décisions prises de façon unilatérale.

 

En effet, 117 logements sur une capacité de 133 ont été réservés par leurs soins dans cet établissement dont l'objet premier était de recevoir une clientèle d'affaires dans le cadre d'une gestion hôtelière !


Si j'emploie l'imparfait, c'est qu'aujourd'hui cet équipement hôtelier est détourné de sa destination pour devenir un centre d'hébergement d'urgence !


Andilly compte 2 600 habitants et représente 0,2% de la population totale du Val-d'Oise qui atteint un peu plus de 1 200 000 habitants. L'accueil de plus de 300 personnes, soit près de 6% d'hébergés “d'urgence” sur le département, selon les données officielles, représente une augmentation de 12% de la population andilloise et induit des conséquences immédiates pour notre commune.


Être solidaire, je l'entends, mais en proportion des capacités et des possibilités de chacun.

 

Outre les problématiques liées à la saturation de nos structures municipales, principalement les écoles et les restaurants scolaires qui n'ont pas vocation ni possibilité de s'adapter à cet afflux toujours plus conséquent de population supposée être de passage, l'équilibre de notre village s'en trouve fragilisé.

 

Cette fâcheuse conjoncture m'impose de solliciter à nouveau les services de l'Etat afin qu'une solution viable pour tous soit trouvée. Par ailleurs, le refus de comptabiliser ces logements dans le quota de logements sociaux ne fait qu'accentuer notre incompréhension, sans compter le coût financier qui s'élève à près de 40 000 € pour les frais de scolarité à la charge de la commune et ce, sans aucune contrepartie de l'Etat !

 

Pour mémoire, après avoir alerté Monsieur le Préfet par courriers successifs des 29 juin, 11 juillet et 31 juillet 2018, j'ai dénoncé à nouveau le 14 février 2019 la situation à laquelle Andilly était confrontée.

 

Le 28 février, Monsieur le Préfet délégué pour l'égalité des chances accompagné de son directeur ont été reçus en mairie. J'ai pu leur exposer les difficultés d'accueil et les conséquences qui en découlaient pour une commune de 2 600 habitants.

Ce constat ayant été posé, il a été décidé qu'une réunion de travail en présence de toutes les parties prenantes serait organisée au plus vite. Il fut enfin convenu d'un rendez-vous en préfecture le 3 avril avec les différents acteurs.

 

J'ai rappelé qu'Andilly faisait l'effort depuis plusieurs années d'accueillir dans ses écoles environ 25 enfants du Résid'hôtel. Cependant, depuis plus de deux ans, le nombre de logements mis à la disposition du Samusocial de Paris et de l'association ESPERER 95, deux entités financées à 100% par l'Etat, ne cesse d'augmenter et tend à faire de cet établissement un centre d'hébergement d'urgence à part entière.

 

Face aux demandes toujours plus nombreuses d'inscriptions scolaires en provenance de la résidence hôtelière, la ville d'Andilly a vu ses effectifs exploser et doit faire face aujourd'hui à des classes surchargées, ce qui a conduit, en septembre 2017, à l'ouverture d'une 7ème classe au sein de notre école élémentaire.


Les chiffres sont alarmants et ce n'est pas fini !

 

Ont été comptabilisés lors de la dernière rentrée scolaire plus de 60 enfants hébergés “d'urgence” sur un total de 284 écoliers, écoles maternelle et élémentaire confondues, soit sur un total de 11 classes plus de deux effectifs complets.

 

L'Education nationale serait sensibilisée par l'intermédiaire de son directeur départemental et tenterait de mettre en œuvre des solutions… transitoires. J'emploie le conditionnel volontairement, sachant que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.

 

Cet état de fait met en péril le bon fonctionnement des établissements scolaires et municipaux et tend à porter atteinte à l'ordre public puisque aucune démarche particulière n'est entreprise pour que soit encadrées et accompagnées ces populations.

 

Par cette lettre ouverte, j'en appelle aux Andilloises et aux Andillois, aux parents et aux représentants de parents d'élèves afin que soient prises en compte par Monsieur le Préfet du Val-d'Oise, par le groupement d'intérêt public financé par l'Etat et qui agit pour le compte de celui-ci, le Samusocial de Paris et l'association ESPERER 95, les problématiques rencontrées par notre commune et que des solutions dignes de ce nom soient mises en œuvre dès maintenant afin que la prochaine rentrée scolaire se déroule de la meilleure des façons pour les jeunes écoliers andillois !

 

Il me semble également utile de rappeler que cette résidence, très excentrée du centre-bourg, est totalement dépourvue de desserte de transport direct obligeant ainsi les familles, sans moyens financiers, à se rendre à pied pour rejoindre l'école élémentaire en longeant, bien souvent, une voie départementale très fréquentée. Et ce, sans compter la distance supplémentaire pour atteindre l'école maternelle située en bas de la commune !


Face à cette réalité, je tenais à vous faire part de mon profond désarroi. Je ne peux tolérer qu'une telle situation perdure. Ces familles parachutées sans préoccuation de leur environnement et de la condition de leur hébergement.

 

L'Assemblée nationale a voté récemment l'instruction obligatoire dès l'âge de 3 ans rendant l'école maternelle, elle aussi, obligatoire à compter de la rentrée de septembre 2019.


Notre école Charles Perrault ne dispose que de 4 classes et d'un dortoir de 30 petits lits. Nous ne pourrons pas absorber un accroissement de demandes en provenance de Résid'Hôtel. La commune n'est pas en capacité de financer quelle qu'extension que ce soit afin d'acceuillir des familles dites hébergées "d'urgence".

 

Je me heurte aujourd'hui à l'immobilisme des différents réservataires et de l'établissement en question qui refusent tous, sans exception, de prendre conscience de la gravité de la situation tant sur le plan sanitaire que sécuritaire.

 

Les services de l'Etat, lucides aujourd'hui quant à cette situation, recherchent des solutions pour un meilleur accompagnement social des familles accueillies et souhaitent en réduire le nombre. Des dispositifs d'accueil adaptés pour les enfants scolarisés ou à scolariser doivent être mis en œuvre.

 

J'ai préconisé qu'un nombre maximum d'hébergements d'urgence pris en location par le réservataire du Samusocial francilien et l'association ESPERER 95 au sein de la résidence hôtelière, soit fixé.

 

Enfin, je tiens à préciser que d'autres petites communes Val-d'Oisiennes se retrouvent également “piégées” par les différents protagonistes qui semblent ignorer le principe fondamental dit de concertation et ce, au détriment du bien-vivre ensemble !

 

Ce courrier, à destination des habitantes et des habitants d'Andilly, sera diffusé aux parties concernées ainsi qu'à la presse locale afin de dénoncer haut et fort cet état de fait.

 

Chères Andilloises, chers Andillois, je me devais de vous informer de cette situation des plus préoccupantes qui nous impose d'œuvrer de concert afin que ce surcroît de population soit maîtrisé au sein de notre commune.


De fait, il est primordial que le nombre d'enfants pouvant être accueillis avec leurs parents soit régulé au sein de cette structure afin d'éviter notamment une surpopulation dans nos écoles

 

Je sais pouvoir compter sur votre compréhension et votre mobilisation à nos côtés.

Je vous en remercie par avance.

 

Votre maire

Daniel FARGEOT

 

 

________________

Notre-Dame de Paris
Tristesse et désolation...

Notre-Dame, ô combien chère à nos cœurs, un des plus hauts symboles de notre culture religieuse, de la France, de notre civilisation !
À quelques jours de la célébration de Pâques, en cette semaine Sainte, ces flammes n'ont pas seulement détruit notre patrimoine, c'est la chrétienté toute entière qui est touchée en plein cœur.
Neuf siècles après sa construction, il n'a fallu que quelques heures, pour qu'un brasier  ravage le point zéro de la France.

Suite à ce dramatique incendie, j'invite chacun d'entre vous à s'inscrire dans l'élan de solidarité nationale.

Je proposerai de faire voter, lors du prochain conseil municipal, une participation financière en faveur de la Fondation du patrimoine en vue de la reconstruction rapide de Notre-Dame de Paris.

Je tiens à saluer et à remercier le corps des sapeurs-pompiers ainsi que l'ensemble des forces de sécurité qui ont permis de sauver l'édifice.

Cet incendie que nous avons tous pu suivre, impuissants, sur les chaines d'information ne concerne pas uniquement les catholiques mais bien l'ensemble de la Nation française, son histoire, son patrimoine  comme celui de l'Humanité. En témoigne l'afflux massif de dons en provenance de pays étrangers.

Dans ces temps troublés, nos convictions, notre solidarité et le respect que nous témoignons font la grandeur et la force de notre civilisation et forgent ce que nous sommes.

Je vous appelle par ailleurs à la plus grande vigilance si vous relayez de votre côté cet appel à solidarité et aux dons. Indiquez bien que les collectes en ligne ne permettent pas toutes de bénéficier de l'exonération fiscale de 66% sur le don et que les tentatives d'arnaque existent. Pour sécuriser la procédure, le plus simple est de passer par le biais de la Fondation du patrimoine.
https://don.fondation-patrimoine.org/SauvonsNotreDame/~mon-don?_cv=1

 

Votre dévoué

Daniel FARGEOT

________________

 

 

.


 

Chères Andilloises, chers Andillois,

 

Lundi 18 mars, les membres du conseil d'administration de l'Union des maires du Val-d'Oise m'ont élu à la présidence de cette noble assemblée lors de la réunion qui s'est tenue au Conseil départemental.

 

Je remercie chacun d'entre eux et plus particulièrement notre président sortant, M. Hugues Portelli, maire d'Ermont et ancien sénateur, pour lequel j'éprouve un profond respect.    

 

Si j'ai souhaité faire acte de candidature c'est pour qu'à mon tour je puisse me mettre au service des maires de grandes ou de petites communes, qu'elles soient rurales ou urbaines.

 

Le Val-d'Oise se compose majoritairement de communes de moins de 3 500 habitants dont celle que j'ai l'honneur de gérer depuis 2008. Il nous faut défendre l'identité communale à laquelle je suis particulièrement attaché, en proposant un nouveau regard tant sur la ruralité que sur l'intercommunalité, tout en maintenant le rôle essentiel dévolu au département.

 

Des enjeux forts, des objectifs précis, que l'Union des maires, véritable lieu d'échange, doit se fixer. 

 

J'aurai à cœur, avec mon équipe, de prendre en compte les difficultés que rencontrent les maires, du Vexin à l'est du département en passant par la vallée de Montmorency, afin que l'Union des maires puisse les accompagner au mieux dans leurs fonctions en leur apportant assistance dans le domaine de l'administration communale comme intercommunale.